Big Brother contre les femmes

Suite à la catastrophique abrogation du jugement Roe v. Wade mettant un terme à 40 ans de progrès aux Etats-Unis qui aura permis aux femmes de disposer de leur corps par l’accès à l’avortement, une véritable « chasse aux sorcières » pourrait s’installer durablement en se reposant sur l’analyse des données. Les données de géolocalisation, d’achat de ticket de transports, ou plus simplement de recherches sur des moteurs de recherche. Et si l’Etat renonce à mettre les moyens d’une telle surveillance, les groupuscules radicaux prêts à se mobiliser s’en frottent certainement les mains. J’ai été interviewé sur le sujet dans le Temps du 27 juin 2022 (pdf) pour résumer cette situation inédite dans l’histoire: une loi injuste à laquelle il deviendra peut-être impossible d’échapper en raison des avancées des technologies du numérique.

La fatigue des codes d’accès

A l’occasion de l’ouverture de mon blog au journal Le Temps consacré aux technologies du numérique, j’y publie mon premier article, intitulé « nos sociétés de contrôle et la fatigue des codes d’accès« , qui traite de la fatigue, pour ne pas dire de l’énèrvement, que nous ressentons toutes et tous à passer nos journées à taper, retaper et re-retaper des codes d’accès et des mots de passes sur nos différents appareils. Au delà du constat, je reviens sur un article fascinant du philosophe Gilles Deleuze qui annonçait en 1990 déjà l’avènement d’une société du contrôle continu, qui fonctionne précisément en attribuant ou en refusant des accès par l’intermédiaire de chiffres et de mots de passes. L’article se termine sur plusieurs interrogations : comment se soulager de ce fardeau, certes, mais surtout comment assurer une critique d’un système de contrôle continu qui met en danger l’égalité des conditions et les libertés individuelles chères à nos démocraties libérales?

Le « cœur invisible » du marché?

Dans sa « lettre libérale » publiée dans Le Temps du lundi 6 décembre 2021 et intitulée « La vérité sur les vertus éthiques du capitalisme », Emmanuel Garessus défend l’image d’un capitalisme libéral qui serait « vertueux », aurait un « cœur », et nous « rendrait meilleurs ». Comme nous l’argumentons, Myret Zaki et moi-même, dans notre réponse publiée ce jour dans le journal économique Bilan, cette démarche se fait au mépris des faits, comme le creusement historique des inégalités et les subventions étatiques sans précédent aux riches et aux entreprises. Mais surtout, il ne rend pas justice à la pensée d’Alexis de Tocqueville, pourtant convoquée dans son article, ni à celle d’Adam Smith dont on aura trop souvent repris l’idée de « main invisible » comme si elle était une vérité et un concept fondateur de l’économie politique libérale.

Une « main invisible » au service du bien être de toutes et tous?

L’adoption de SwissCovid

A l’occasion du journal télévisé de la chaîne Suisse romande La télé, j’ai eu l’occasion de présenter un premier chiffre issu de l’enquête que nous avons mené au sein du Swiss Digital Institute sur l’adoption de l’application SwissCovid par la population suisse. Seulement 5% des 180 répondants de note enquête, situés exclusivement en Suisse romande, ont annoncé vouloir l’installer.

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Surveillance sous coronavirus

Publication dans le journal Le Temps du vendredi 17 avril de l’article que j’ai coécrit avec Mikhaël Salamin, juriste consultant en droit sur la protection des données, qui remet en question le principe de consentement libre et éclairé, durement malmené par les technologies de surveillance développées pour surveiller la progression de la pandemie du coronavirus.

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Cash will be back!

Donnant suite à la double interview que j’ai donnée avec M. Thierry Lebeaux, le secrétaire général de la European Security Transport Association (ESTA), le magazine  économique Bilan publie un article critique face à la volonté des banques privées faîtières des systèmes de paiement sans cash de diaboliser le cash en tirant profit de la crise sanitaire du coronavirus pour servir leur propres intérêts financiers et politiques, à moyen et long terme. Nous y défendons l’idée que l’anonymat intrinsèquement lié à sa nature permet au cash de préserver des libertés individuelles et d’entreprendre qui serait anéanties si nous rentrions dans le cauchemar de surveillance vers laquelle une cashless society nous amènerait inévitablement.

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Coronavirus: les ados à la rescousse

Raconter en vidéo sa vie de confiné: un passe-temps pour de nombreux ados qui partagent sur YouTube et autres plateformes vidéos, leur quotidien à lʹheure du coronavirus. Une sorte de journal intime en temps de crise, baptisés « corona vlog » ou « quarantine vlog ». Mon interview sur le sujet comme invité du 6h-9h Le Samedi de la RTS La Première.

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Les micro-influenceurs du Web

Ils seraient capables de nous influencer. Dʹune simple photo, dʹun simple statut ou dʹune histoire sur les réseaux sociaux, les influenceurs seraient les nouvelles bottes secrètes de la publicité et des agences de marketing. En quête de pertinence, de rentabilité, dʹauthenticité, les stratèges numériques sont aussi en quête de micro-influenceurs : une façon de se dédouaner des algorithmes des géants du Net? Lʹidée de « preuve sociale » prend là une toute autre ampleur. J’ai été invité à en parler avec les chroniqueuses Coraline Pauchard et Pauline Seiterle dans l’émission 6h-9h Le Samedi de la RTS La Première en ce samedi matin à 8h30.

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Le quantified self: récompenser et punir

Le « quantified self » désigne la mesure dʹactivités corporelles, telles que le nombre de pas effectués et certaines fonctions de lʹorganisme. Dʹabord destiné à l’optimisation des pratiques sportives, les outils se sont répandus et peuvent à présent donner des indications sur lʹétat de santé ou les éventuels risques de maladie. Quʹest-ce que cette tendance révèle de notre manière dʹappréhender notre corps et notre santé ? Quels sont les dangers inhérents au traitement dʹinformations touchant à la santé ? Ce sont les questions que j’ai pu aborder lors de mon interview à l’émission Tribu de la RTS Première.

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Enseigner avec WhatsApp

Un enseignant peut-il utiliser WhatsApp pour communiquer avec ses élèves? C’est un outil certes très pratique qui n’a pas son équivalent dans les outils pédagogiques proposés par les écoles. Mais n’y a-t-il pas un risque de confusion entre sphère scolaire et sphère privée du côté des adolescents? Je m’exprime à ce sujet dans le reportage produit par Simon Corthay, diffusé dans l’émission La Matinale de RTS La Première, aux côtés de la conseillère d’Etat vaudoise Cesla Amarelle.

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Faut-il taxer Facebook?

A l’occasion d’une intervention au journal de la Radio Suisse Romande, j’ai été amené à m’exprimer sur la motion du Conseil des états invitant le Conseil fédéral à modifier la loi pour exiger de Facebook qu’ils aient une représentation juridique en Suisse pour y assumer leurs responsabilités juridiques. Au delà de mon soutien à cette injonction, je suggérais l’idée d’une taxation répondant aux profits que la plateforme fait en exploitant les données privées des citoyens suisses. Une idée folle?

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Le savoir privé des données

Le quotidien Le Temps m’a accordé une courte interview où j’ai pu exprimer mes inquiétudes sur le fait que le pouvoir politique était en train de basculer en faveur du secteur privé reposait également sur la problématique de la détention des données privées par les géants du net. Dans la continuité de mes travaux, j’y propose de mettre de coté un instant les discussions sur la protection sur la sphère privée pour aborder la question du développement du numérique en termes de pouvoir.

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Big data et démocratie

A l’occasion du dossier consacré à la façon dont le Big data tend à façonner nos vies et est en train de changer nos sociétés, j’ai exprimé dans une interview donnée au journal Le Temps mon inquiétude sur le fait que la question des dangers liés à l’accumulation et à l’utilisation des méga-données soit bien plus souvent réduite au point de vue, bien que légitime, de la protection de l’individu, et pas assez souvent sous un angle politique plus large.

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Peut-on espionner des journalistes?

On apprend début novembre, au Québec, que trois journalistes réputés ont été mis sous surveillance par les services secrets québécois, Sureté Québec. Scandale assuré. L’occasion de reparler de la problématique de la surveillance de masse opérée par les gouvernements à des fins de sureté. On pense évidemment à la lutte contre le terrorisme mais aussi à l’affaire Snowden. Alors, cette vie privée? Où la mettre? Tout est-il permis? Doit-on renoncer même à la liberté d’expression de la presse? Entretien de votre serviteur sur le sujet sur Radio Canada.

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L’hyper-connectivité et les médias

A écouter aujourd’hui dans l’émission « La Suisse dévisse » de la chaine de radio publique RTS Couleur3, mon intervention à propos de l’hyper-connectivité et de la tendance des utilisateurs des médias sociaux à se désintéresser des médias traditionnels et à partager de l’information sans toujours vérifier sa validité.

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La réalité virtuelle, c’est maintenant?

La tenue du World VR Forum qui s’est déroulé à Crans-Montana aura donné l’occasion de s’interroger sur l’avenir des dispositifs de réalité virtuelle fraîchement mis sur le marché. Faut-il s’en inquiéter? J’ai répondu à quelques questions de Cécile Denayrouse sur le sujet dans La Tribune de Genève de ce week-end.

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A qui profite la fidélité?

La RTS consacre la semaine à la problématique du big data et de la protection de la vie privée. A cette occasion, j’ai été invité à l’émission On en parle ce matin pour réagir aux entretiens menés par l’équipe rédactionnelle avec les responsables des programmes de fidélité des deux géants du duopole de la grande distribution en Suisse, Coop et Migros.

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La santé « M-Cumulus »

Suite au rachat d’un large réseau de services de santé par Migros, l’une des entreprises qui forment le duopole de la grande distribution en Suisse, je m’inquiète dans mon nouvel article de blog du journal Bilan des conséquences éthiques que cela pourrait avoir. Le principe de solidarité de l’assurance maladie va-t-il être mis à mal par la constitution d’un réseau qui récompensera celles et ceux qui font davantage attention à leur alimentation et qui pratiquent une activité physique dans des centres également détenus par le géant orange? Analyse.

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Du big data au big bêta

Découvrez ma première contribution en tant que nouveau blogueur du journal Bilan, la référence suisse de l’économie. J’y donne une lecture critique du big data, en proposant de le mettre au centre d’un débat politique et éthique, plutôt que de le subir comme une révolution digitale inéluctable dictant ses propres lois supposément « naturelles ».

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Comment les entreprises utilisent nos données

Le journal Le Temps du 28 décembre 2015 consacre un dossier sur la façon dont les entreprises suisses utilisent nos données personnelles, récoltées par le biais de nos assureurs, de nos banques, dans le domaine de la santé, du commerce et de la télécommunication. Je m’y exprime sur le cas des cartes de fidélité, mon sujet de thèse défendu en 2010 et qui est à l’origine de mon livre Surveiller et Récompenser: Les cartes de fidélité qui nous gouvernent (Ed. Seismo, 2015).

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La 4ème révolution technologique?

Serions-nous entrés dans une 4ème révolution, une révolution technologique et industrielle, comment aiment à le prédire nombre de prédicateurs du digital? Et si oui, avec quels enjeux, quels risques, et surtout, quelles promesses? A l’occasion de l’émission Babylone sur RTS Espace 2, je m’exprime sur le sujet conjointement avec Dominique Vinck, qui revient sur ce que signifient ces promesses et ce qu’elles impliquent, et qui présente la sortie d’un article intitulé Les digital humanities comme promesses pour et par les sciences humaines. J’explore le phénomène du big data, sur la base de mon prochain article à paraître, Big Data, Big Problems? Enjeux éthiques et sociaux du big data.

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Are you a dumbwalker?

La ville de Lausanne défraye la chronique en publiant une vidéo choc pour sensibiliser les usagers de smartphone qui n’arrivent pas à quitter les yeux de leur écran, même quand une 4×4 s’apprête à leur rouler dessus. De leur côté, des écoles américaines ou des villes en Chine séparent deux voies dans les escaliers de l’école ou dans la rue pour éviter les accidents entre les « dumbwalkers » et les autres. Je m’exprime sur le sujet dans le journal du samedi de la RTS La Première le 27 juin 2015 au micro de Théo Chavaillaz.

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Le big data, l’illusion d’un savoir pur?

Je réponds dans un article publié aujourd’hui dans le quotidien Le Temps à ce qui me semble être une croyance illégitime envers les miracles supposés du big data. Certes très utile et enthousiasmant pour un tas de bonnes raisons, il répond avant tout à des objectifs situés historiquement, politiquement et économiquement.

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Cartes de fidélité… On en redemande!

Qui nʹa pas sa carte Cumulus et sa Supercard, ces très fameux dispositifs de fidélisation de la grande distribution? Même s’il n’y a pas de « complot » à la big brother, il s’agit bien d’un système de surveillance. Alors quels efforts fournissent les grandes entreprises pour mieux nous connaître et nous surveiller? Comment utilisent-ils les données récoltées? Peut-on encore défendre notre sphère privée? Écoutez l’émission Tribu sur RTS La Première du 16 février 2015 pour avoir quelques réponses.

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Les nouvelles normes de la transparence

Récemment, un magazine divulguait le nom d’un journaliste impliqué dans une affaire de mœurs, justifiant que son hyperactivité sur les réseaux sociaux faisait de lui une personnalité publique. La société numérique détruit-elle les frontières public/privé? Voir mon analyse et celle du juriste Nicolas Capt, spécialiste de la sécurité des nouvelles technologies, dans le journal Le Temps du 13 février 2015.

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Les carottes et les capotes du supermarché

En additionnant carottes et capotes à la caisse du supermarché, on peut tout savoir sur nous. Mais pour quoi faire? Nous récompenser? Nous surveiller? Le mercredi 9 février, je suis l’invité de l’émission Babylone sur la chaîne Espace 2 de la RTS pour ouvrir le débat sur la question, entre vertige et émerveillement.

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Les cartes de fidélité, une nouvelle forme de surveillance?

Interview sur Espace 2, le 14 janvier 2015. J’y suggère que les cartes de fidélités peuvent être abordées comme un système de surveillance qui dépasse les frontières de la consommation, et que la notion de « sphère privée », en tant qu’instrument privilégié pour assurer la protection des individus, est problématique.

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Specimen – Homo Numericus

Découvrez le résultat d’une petite expérience que j’ai menée avec l’équipe de l’émission Specimen, diffusée le 3 décembre 2014 sur RTS Un. Nous avons demandé aux participants de juger le profil de gens qu’ils ne connaissaient pas, puis nous avons exposé leur critiques aux personnes concernées. De belles surprises en perspective!

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Les nouvelles drogues de la drague

Suite à mon interview et celle de collègues travaillant également sur la sociologie du numérique, l’article « les nouvelles drogues de la drague » paru dans l’Hebdo du 6 août 2009 a reçu le Prix de la presse Eugène 2010 décerné par l’institut Bedag. Il récompense Tasha Rumley qui a montré dans son article que les SMS, les courriels et les réseaux sociaux comme Facebook sont en voie de supplanter les variantes classiques de la drague. Elle s’appuie sur de nombreux témoignages et met en garde également contre les risques de dépendance.

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La journaliste Tasha Rumley qui a reçu le prix Eugène 2010

Tard pour bar

Le 22 janvier 2009, j’ai été invité à l’émission Tard pour bar de la RTS1 pour débattre avec Stéphane Koch et Jérôme Jacquin de la problématique de la vie privée et autres enjeux sociaux soulevés par la montée de Facebook, à l’occasion de la sortie du film Luftbusiness, de la réalisatrice Dominique de Rivaz, également présente.