Big data, le retour

Actualité oblige et à l’heure où la transformation numérique est devenue un sujet de préoccupation majeur, mon livre sur les implications sociétales et éthiques du big data, au travers de l’exemple des cartes de fidélité, est à nouveau sur les rayons. Les systèmes de récolte et de traitement de données y sont analysés au plus près, ainsi que les perceptions subjectives des utilisateurs de cartes. Y est discutée de fond en comble la notion de vie privée, dans ce qu’elle peut apporter comme protection mais aussi la difficulté de la définir de façon claire et univoque. Sont mis au jour certains de ses écueils qui peuvent s’avérer contre-productifs dans l’établissement d’une société numérique faisant la promotion de l’égalité des chances et du droit de libre entreprise. Sont données des pistes pouvant aider à comprendre pourquoi un projet de transformation numérique peut ne pas aboutir de la façon souhaitée, en analysant les stratégies de résistance des usagers mais aussi des collaborateurs.

Disponible dans les rayons mais aussi chez l’éditeur : https://www.seismoverlag.ch/…/surveiller-et-recompenser/

A la libraire Payot Genève Rive gauche, 21 avril 2021

Data, Power and Loyalty Cards

The video about my research on loyalty cards is now available with subtitles in English on the WebTV of the University of Geneva.

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In a context where we use information technologies in our everyday life, which produce digitalised information about our activities and our tastes, do we still have control over our privacy? When facing this uncomfortable issue, most people argue that they “have nothing to hide”. They rather focus on what they can get in return for their personal data. Yet, these data they most often seen as trivial can potentially be turned by data mining algorithms to sensitive data that potentially give considerable power to those gathering them. In its PhD, Sami Coll analysed the complex link arising between information and power through the case study of the loyalty cards of the four main major mass retail companies in Switzerland.

A qui profite la fidélité?

La RTS consacre la semaine à la problématique du big data et de la protection de la vie privée. A cette occasion, j’ai été invité à l’émission On en parle ce matin pour réagir aux entretiens menés par l’équipe rédactionnelle avec les responsables des programmes de fidélité des deux géants du duopole de la grande distribution en Suisse, Coop et Migros.

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La santé « M-Cumulus »

Suite au rachat d’un large réseau de services de santé par Migros, l’une des entreprises qui forment le duopole de la grande distribution en Suisse, je m’inquiète dans mon nouvel article de blog du journal Bilan des conséquences éthiques que cela pourrait avoir. Le principe de solidarité de l’assurance maladie va-t-il être mis à mal par la constitution d’un réseau qui récompensera celles et ceux qui font davantage attention à leur alimentation et qui pratiquent une activité physique dans des centres également détenus par le géant orange? Analyse.

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Discipline and reward

The Geschichte und Gesellschaft journal has just published a special issue on surveillance studies where I wrote an article presenting a little history of loyalty cards, corporates that manage them and a theoretical discussion about how to shed light on this contemporary form of surveillance.

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Le dernier numéro de la revue Geschichte und Gesellschaft est consacré à la thématique de la surveillance. J’y développe dans mon article « Discipline and Reward: The Surveillance of Consumers through Loyalty Cards » une petite histoire des cartes de fidélités en Suisse, des principales enseignes qui les proposent, ainsi qu’une discussion théorique sur la façon d’appréhender cette forme contemporaine de surveillance.

Droit & Société

La revue Droit & Société vient de publier une recension critique de mon livre Surveiller & Récompenser. Les cartes de fidélité qui nous gouvernent (Editions Seismo, 2015), rédigée par Isabelle Dubois, ex-préposée cantonale à la protection des données du canton de Genève et juriste au cabinet de conseil Ad Hoc Résolution.

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Comment les entreprises utilisent nos données

Le journal Le Temps du 28 décembre 2015 consacre un dossier sur la façon dont les entreprises suisses utilisent nos données personnelles, récoltées par le biais de nos assureurs, de nos banques, dans le domaine de la santé, du commerce et de la télécommunication. Je m’y exprime sur le cas des cartes de fidélité, mon sujet de thèse défendu en 2010 et qui est à l’origine de mon livre Surveiller et Récompenser: Les cartes de fidélité qui nous gouvernent (Ed. Seismo, 2015).

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Les cartes de fidélité comme précurseur du big data

Le 24 mars 2015, j’ai été l’invité du Club 44 où j’ai présenté mon livre Surveiller et récompenser. Les cartes de fidélité qui nous gouvernent, et la suite de ma recherche sur le big data. En collaboration avec la librairie La Méridienne. Interview et annonce et de la conférence sur les radios RJB et GRIFF.

Cartes de fidélité… On en redemande!

Qui nʹa pas sa carte Cumulus et sa Supercard, ces très fameux dispositifs de fidélisation de la grande distribution? Même s’il n’y a pas de « complot » à la big brother, il s’agit bien d’un système de surveillance. Alors quels efforts fournissent les grandes entreprises pour mieux nous connaître et nous surveiller? Comment utilisent-ils les données récoltées? Peut-on encore défendre notre sphère privée? Écoutez l’émission Tribu sur RTS La Première du 16 février 2015 pour avoir quelques réponses.

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Les carottes et les capotes du supermarché

En additionnant carottes et capotes à la caisse du supermarché, on peut tout savoir sur nous. Mais pour quoi faire? Nous récompenser? Nous surveiller? Le mercredi 9 février, je suis l’invité de l’émission Babylone sur la chaîne Espace 2 de la RTS pour ouvrir le débat sur la question, entre vertige et émerveillement.

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Les cartes de fidélité, une nouvelle forme de surveillance?

Interview sur Espace 2, le 14 janvier 2015. J’y suggère que les cartes de fidélités peuvent être abordées comme un système de surveillance qui dépasse les frontières de la consommation, et que la notion de « sphère privée », en tant qu’instrument privilégié pour assurer la protection des individus, est problématique.

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Surveiller et récompenser

Le livre « Surveiller et récompenser. Les cartes de fidélité qui nous gouvernent » (Editions Seismo) arrive dans les rayons. Il est l’adaptation mise à jour de ma thèse de doctorat, une recherche pionnière sur le Big Data se saisissant du cas des cartes de fidélité.

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Vous pouvez le commander le livre auprès des éditions Seismo (39 francs). Voir le compte rendu critique dans la revue Lectures.

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Le biopouvoir de la consommation

Sortie de mon article « Consommation sous surveillance : Le biopouvoir des programmes de fidélisation » dans la Revue Suisse de Sociologie. Il propose de comprendre la surveillance opérée par les programmes de fidélité de la grande distribution comme l’expression d’un biopouvoir orienté sur la consommation. Il relève les problèmes éthiques soulevés si ces données venaient à être exploitées par des assurances, comme cela a déjà été envisagé aux Etats-Unis par le biais du programme Foodflex.

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Reportage WebTV

La Faculté des Sciences Économiques et Sociales de l’Université de Genève a réalisé un reportage vidéo sur ma thèse de doctorat intitulé « Qu’est-ce que la sphère privée dans un monde numérique? ». J’y développe mes questions de recherche et explique la méthodologique mise en œuvre pour y répondre.

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SuperCard de Durkheim

Emile Durkheim, le fondateur de la sociologie française, a enfin reçu sa SuperCard! Mais il n’est pas le seul, il rejoint ainsi Michel Foucault et Luke Skywalker qui sont les consommateurs les plus heureux du monde et des galaxies lointaines.

At last, Emile Durkheim has received its SuperCard! So do Michel Foucault and Luke Skywalker who have become altogheter the most happy shoppers in the world and from outer space.


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