Big data, le retour

Actualité oblige et à l’heure où la transformation numérique est devenue un sujet de préoccupation majeur, mon livre sur les implications sociétales et éthiques du big data, au travers de l’exemple des cartes de fidélité, est à nouveau sur les rayons. Les systèmes de récolte et de traitement de données y sont analysés au plus près, ainsi que les perceptions subjectives des utilisateurs de cartes. Y est discutée de fond en comble la notion de vie privée, dans ce qu’elle peut apporter comme protection mais aussi la difficulté de la définir de façon claire et univoque. Sont mis au jour certains de ses écueils qui peuvent s’avérer contre-productifs dans l’établissement d’une société numérique faisant la promotion de l’égalité des chances et du droit de libre entreprise. Sont données des pistes pouvant aider à comprendre pourquoi un projet de transformation numérique peut ne pas aboutir de la façon souhaitée, en analysant les stratégies de résistance des usagers mais aussi des collaborateurs.

Disponible dans les rayons mais aussi chez l’éditeur : https://www.seismoverlag.ch/…/surveiller-et-recompenser/

A la libraire Payot Genève Rive gauche, 21 avril 2021

Le savoir privé des données

Le quotidien Le Temps m’a accordé une courte interview où j’ai pu exprimer mes inquiétudes sur le fait que le pouvoir politique était en train de basculer en faveur du secteur privé reposait également sur la problématique de la détention des données privées par les géants du net. Dans la continuité de mes travaux, j’y propose de mettre de coté un instant les discussions sur la protection sur la sphère privée pour aborder la question du développement du numérique en termes de pouvoir.

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Big data et démocratie

A l’occasion du dossier consacré à la façon dont le Big data tend à façonner nos vies et est en train de changer nos sociétés, j’ai exprimé dans une interview donnée au journal Le Temps mon inquiétude sur le fait que la question des dangers liés à l’accumulation et à l’utilisation des méga-données soit bien plus souvent réduite au point de vue, bien que légitime, de la protection de l’individu, et pas assez souvent sous un angle politique plus large.

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Happy and healthy… in numbers!

In the presentation I am going to give at the University of Ottawa on next Wednesday I will develop the hypothesis of a growing « doctrine of well-being » that urges us to take care of our physical and mental health. Obviously driven by good intentions at first, it nevertheless also carries a plan of dismantlement of the welfare state by building a health policy fundamentally based on individual responsibility. Whether we want to do it or not, we might be forced in a near future to use data-producing devices that plan to make our bodies transparent, such as many apps on our mobile phones. We would have to prove that we did our best to take care of ourselves to be granted the access of the best heath services. We will have to be healthy and happy… in numbers!

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Je vais parler à l’occasion de ma présentation à l’Université d’Ottawa de ce mercredi de l’hypothèse d’une morale du bien-être qui attend de nous que nous prenions individuellement soin de notre santé physique et mentale. Que nous le souhaitions ou non, il se pourrait bien que nous soyons obligés dans un avenir plus ou moins proche d’utiliser des technologies de mesure en temps réel de notre santé, comme les applications qui existent déjà sur nos téléphones intelligents. Nous aurions alors à prouver que nous avons fait de notre mieux pour prendre soin de nous pour mériter d’avoir accès aux meilleures infrastructures de soin.

Big data: La fin de la santé pour tous?

La puissance de calcul des algorithmes du big data et la capacité à récolter des données en masse amène de grandes promesses. L’une de celles-ci est d’améliorer la santé des individus par le biais de l’adoption de dispositifs de captation permettant la mesure de la fréquence des battements de cœur, du nombre de pas effectués dans une journée, du nombre d’heures resté debout ou assis, etc., et bientôt du taux de sucre dans le sang et de la pression sanguine. Ces données permettraient un empowerment du sujet alors capable (et se devant) désormais de prendre sa santé en main, mais aussi un meilleur suivi par les professionnels de la santé.

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Si les applications existantes et prévues sont inévitablement intéressantes, elles amènent nombre de questionnements et d’enjeux éthiques d’importance. La protection de la vie privée, bien sûr, mais aussi la remise en question d’un des piliers principaux de la solidarité sociale, le système d’assurance maladie, pourtant censé garantir un accès aux soins de façon équitable à toutes et à tous de façon inconditionnelle. Dans un climat d’austérité budgétaire, Lire la suite

La santé « M-Cumulus »

Suite au rachat d’un large réseau de services de santé par Migros, l’une des entreprises qui forment le duopole de la grande distribution en Suisse, je m’inquiète dans mon nouvel article de blog du journal Bilan des conséquences éthiques que cela pourrait avoir. Le principe de solidarité de l’assurance maladie va-t-il être mis à mal par la constitution d’un réseau qui récompensera celles et ceux qui font davantage attention à leur alimentation et qui pratiquent une activité physique dans des centres également détenus par le géant orange? Analyse.

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Du big data au big bêta

Découvrez ma première contribution en tant que nouveau blogueur du journal Bilan, la référence suisse de l’économie. J’y donne une lecture critique du big data, en proposant de le mettre au centre d’un débat politique et éthique, plutôt que de le subir comme une révolution digitale inéluctable dictant ses propres lois supposément « naturelles ».

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Comment les entreprises utilisent nos données

Le journal Le Temps du 28 décembre 2015 consacre un dossier sur la façon dont les entreprises suisses utilisent nos données personnelles, récoltées par le biais de nos assureurs, de nos banques, dans le domaine de la santé, du commerce et de la télécommunication. Je m’y exprime sur le cas des cartes de fidélité, mon sujet de thèse défendu en 2010 et qui est à l’origine de mon livre Surveiller et Récompenser: Les cartes de fidélité qui nous gouvernent (Ed. Seismo, 2015).

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Le Big Data au service de la société

A l’occasion du volet Société du Connected Event Romandie organisé par Swisscom, Innovaud, l’EPFL et la Chambre Vaudoise du Commerce et de l’Industrie, je développerai le 7 octobre 2015 une analyse des enjeux éthiques et sociétaux essentiels impliqués par la généralisation du Big Data dans notre vie quotidienne. J’ouvrirai le débat sur la façon d’y répondre afin que le Big Data soit possiblement un outil au service des libertés individuelles et de l’égalité des chances plutôt qu’un outil de contrôle de masse et de discrimination sociale.

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Le big data, l’illusion d’un savoir pur?

Je réponds dans un article publié aujourd’hui dans le quotidien Le Temps à ce qui me semble être une croyance illégitime envers les miracles supposés du big data. Certes très utile et enthousiasmant pour un tas de bonnes raisons, il répond avant tout à des objectifs situés historiquement, politiquement et économiquement.

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Big data et protection des données

Le 29 mai 2015, j’ai ouvert avec ma présentation intitulée « Big Data, Big Problems? » la série d’interventions de la huitième journée suisse du droit de la protection des données, organisée par le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT) et l’Institut de droit européen de l’Université de Fribourg, en présentant les enjeux sociaux et politiques du big data.

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Big Data et sécurité informatique

Le Groupement Romand de l’Informatique (GRI) a dédié le 8 mai 2015 sa cinquième journée annuelle sur la gestion de la sécurité informatique au thème du Big Data. J’y ai présenté une perspective critique du Big Data. Résumé ci-dessous.

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Le Big Data est communément présenté comme étant une innovation majeure tant sur le plan technique que sur le plan sociétal. Il est censé transformer notre rapport à l’information, au savoir et à la connaissance, notamment en favorisant la collecte en masse de données de toutes provenances ainsi que leur agrégation dans d’immenses bases de données non-structurées. Lire la suite

Big Data et pouvoir

A l’occasion de mon intégration au Laboratoire de cultures et humanités digitales, la Faculté des sciences politiques et sociales de l’Université de Lausanne annonce ma nouvelle recherche sur les enjeux éthiques et sociétaux du Big Data. Cette recherche donne suite à ma thèse de doctorat (2010) et la parution de mon livre (2015) que la Faculté présente comme l’un des premiers travaux empiriques d’envergure sur le Big Data.

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Les cartes de fidélité comme précurseur du big data

Le 24 mars 2015, j’ai été l’invité du Club 44 où j’ai présenté mon livre Surveiller et récompenser. Les cartes de fidélité qui nous gouvernent, et la suite de ma recherche sur le big data. En collaboration avec la librairie La Méridienne. Interview et annonce et de la conférence sur les radios RJB et GRIFF.

Cartes de fidélité… On en redemande!

Qui nʹa pas sa carte Cumulus et sa Supercard, ces très fameux dispositifs de fidélisation de la grande distribution? Même s’il n’y a pas de « complot » à la big brother, il s’agit bien d’un système de surveillance. Alors quels efforts fournissent les grandes entreprises pour mieux nous connaître et nous surveiller? Comment utilisent-ils les données récoltées? Peut-on encore défendre notre sphère privée? Écoutez l’émission Tribu sur RTS La Première du 16 février 2015 pour avoir quelques réponses.

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Les carottes et les capotes du supermarché

En additionnant carottes et capotes à la caisse du supermarché, on peut tout savoir sur nous. Mais pour quoi faire? Nous récompenser? Nous surveiller? Le mercredi 9 février, je suis l’invité de l’émission Babylone sur la chaîne Espace 2 de la RTS pour ouvrir le débat sur la question, entre vertige et émerveillement.

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Les cartes de fidélité, une nouvelle forme de surveillance?

Interview sur Espace 2, le 14 janvier 2015. J’y suggère que les cartes de fidélités peuvent être abordées comme un système de surveillance qui dépasse les frontières de la consommation, et que la notion de « sphère privée », en tant qu’instrument privilégié pour assurer la protection des individus, est problématique.

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Surveiller et récompenser

Le livre « Surveiller et récompenser. Les cartes de fidélité qui nous gouvernent » (Editions Seismo) arrive dans les rayons. Il est l’adaptation mise à jour de ma thèse de doctorat, une recherche pionnière sur le Big Data se saisissant du cas des cartes de fidélité.

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Vous pouvez le commander le livre auprès des éditions Seismo (39 francs). Voir le compte rendu critique dans la revue Lectures.

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A Few Provocations About Big Data

Interview à l’issue de ma présentation au Global Forum 2014, un think thank sur la société digitale réunissant acteurs gouvernementaux, chercheurs et représentants de l’industrie. J’y ai présenté une série d’hypothèses critiques qui dirigent ma recherche sur le big data.

Video of an interview right after my presentation at the Global Forum Conference 2014, a think thank on digital society with members from governmental agencies, the academia and industrials. I presented a list of hypotheses that lead my current research on big data.

Le biopouvoir de la consommation

Sortie de mon article « Consommation sous surveillance : Le biopouvoir des programmes de fidélisation » dans la Revue Suisse de Sociologie. Il propose de comprendre la surveillance opérée par les programmes de fidélité de la grande distribution comme l’expression d’un biopouvoir orienté sur la consommation. Il relève les problèmes éthiques soulevés si ces données venaient à être exploitées par des assurances, comme cela a déjà été envisagé aux Etats-Unis par le biais du programme Foodflex.

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Big Data, to make the world a better place?

Below the transcription of my presentation at the Global Forum 2014. Thanks a lot to the organizers for this great job! See also my after-presentation interview here.

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Big data is about knowledge, but what kind of knowledge are we talking about? Some of the experts in the social scientist area are of the opinion that causality doesn’t matter anymore. What matters is correlation between facts, to make analysis less science oriented and more efficiency oriented.

A humorous example of the use of correlation was given, by referring to the exchange between former Marine and combat veteran Joe Pyne and musician Frank Zappa in 1965. It went like this Pyne said, “Well, I see you have long hair. You must be a girl.” Zappa fired back, “So, I see you have a wooden leg. You must be a table.”

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Reportage WebTV

La Faculté des Sciences Économiques et Sociales de l’Université de Genève a réalisé un reportage vidéo sur ma thèse de doctorat intitulé « Qu’est-ce que la sphère privée dans un monde numérique? ». J’y développe mes questions de recherche et explique la méthodologique mise en œuvre pour y répondre.

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